Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Apprenant la nouvelle de la disparition de Wolfgang Amadeus Mozart, Joseph Haydn écrivit : " je fus hors de moi à cause de sa mort. Je ne pouvais croire que la providence eut si tôt repris la vie d'un homme aussi indispensable".
Dès l'âge de trois ans, Wolfgang manifeste des dons musicaux remarquables. Son père, Léopold (1719-1787), lui même musicien, est son premier professeur. Léopold entreprend, avec son fils et sa fille Maria Anna, des tournées où il exhibe l'enfant prodige. Une première tournée (1762) les mène à Munich puis à Vienne. Leur deuxième tournée (1763-1766) a pour itinéraire Mannheim, Francfort , Bruxelles, Paris où il rencontre Johann Schobert, Londres où il fait la connaissance de Jean Chrétien Bach, puis c'est La Haye, Amsterdam, Lyon et Genève.
De retour en Autriche, il rencontrera Joseph Haydn. Mozart se rend à trois reprises en Italie : 1769-1770 où il travaille avec le Padre Martini qui le fait travailler à Bologne, 1771, 1772-1773. De septembre 1777 à janvier 1779, il part à Paris accompagné de sa mère, qui décédera au cours de ce séjour. A cette période, Mozart approche de la maturité, il achève de réaliser la synthèse des langages musicaux allemand, italien et français.
A Vienne le comte Arco botte du pied Mozart, celui-ci souffrira profondément de l'affront. En témoigne cette lettre du 20 juin 1781 où il dit : " Le coeur ennoblit l'homme; et si je ne suis certes pas comte, j'ai peut-être bien plus d'honneur en moi que bien des comtes; et valet ou comte, celui qui m'insulte est une canaille."
Wolfgang se rebelle contre son employeur l'archevêque Colloredo et se fiance avec Constanze Weber. Malgré l'opposition de son père, il épousera Constanze le 3 août 1782. Le jeune marié a enfin l'occasion d'écrire un opéra à sa guise. L'Enlèvement au sérail, inaugure, le 16 juillet 1782, la série de ses chefs-d'oeuvre lyriques.
C'est en 1782 que Mozart assimile à son écriture les langages de Joseph Haydn et de Johann Sebastien Bach, en particulier ses fugues. En mai 1783, il compose la Grande Messe en ut mineur (inachevée) K 427. Puis les six quatuors (1782-1785) qu'il dédie à Haydn. Celui-ci, en entendant les quatuors de Mozart dira février 1785 à Léopold Mozart "Je vous le dis devant Dieu, et en honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse, en personne ou de nom. Il a du goût et en outre, la plus grande science de la composition".
A partir de 1783, Mozart connaît des crises d'angoisses qui deviendront de plus en plus graves, la mort de son père en 1787 aggrave son anxiété. En décembre 1784 Mozart est initié à la franc-maçonnerie, influence qui le mènera à composer en 1791 son opéra "La Flûte enchantée".
En 1786, il compose "Les Noces de Figaro" (opera buffa), puis en 1787 "Don Giovanni", en 1788 il écrit trois symphonies en Mi bémol K 543, en Sol mineur K 550 et la symphonie Jupiter K 551. En 1790, suivent le concerto pour piano K 595, le concerto pour clarinette K 622 et "Cosi fan tutte".
En 1791 Mozart commence son Requiem, il reste alors le plus souvent alité et sent qu'il ne pourra achever cette dernière oeuvre. Mozart meurt le 5 décembre peu avant une heure du matin. Son corps sera enterré dans la fosse commune.
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Adagio, du Divertimento n°4 en Ré majeur KV 229