Johann Kaspar MERTZ (1806-1856)
Guitariste, flûtiste et compositeur hongrois, Caspar Joseph Mertz est né à Pressbourg (aujourd'hui Bratislava en Slovaquie) le 17 août 1806. Il est le quatrième et dernier enfant de Joseph Mertz (cordonnier) et de Polexina Failmar. Sans que l'on sache vraiment expliquer pourquoi, Mertz sera souvent prénommé Johann Kaspar au lieu de Caspar Joseph. Pendant sa jeunesse il reçoit des cours de flûte et de guitare. Dès 12 ans, il donne à son tour des cours de musique et contribue au revenu familial. Son unique but devient de se perfectionner afin de devenir un guitariste virtuose. A 34 ans il décide d'aller à Vienne chercher fortune. Le premier concert dont on a conservé la trace date du 20 juin 1834 et était organisé à Vienne par Johann Nepomuk Hummel, (pianiste et compositeur né à Pressbourg en 1778).
Là il se fait connaître comme enseignant de guitare et comme excellent interprète dans les concerts donnés au théâtre de la cour. Il est pris sous la protection de l'impératrice Carolina Augusta et est nommé guitariste à la cour. Dans les deux années suivantes, Mertz entreprend de nombreuses tournées, dans des villes comme Dresde, Berlin, Leipzig, Prague et aussi en Russie.
En 1842, il rencontre la pianiste Josephine Plantin à Dresde, ils poursuivent ensemble leur tournée. Une soirée qu'ils devaient donner au Gewandhaus de Leipzig est annulée, déjà pour des problèmes de santé du guitariste. Lors de leur retour vers Vienne ils se marient à Prague le 14 décembre 1842. Le couple, s'installe à Vienne et partage son temps entre l'enseignement et les concerts. Ils donnent tous deux des cours de musique aux membres de la haute société viennoise.
Sur le plan instrumental, Mertz s'est tourné vers un modèle de guitare muni de basses supplémentaires. Il joue une Staufer à 8 cordes, puis une Schertzer à 10 cordes.
Une activité trop intense, laisse Mertz dans un sérieux état d'épuisement. Au cours 1846, suite à une névralgie faciale, un médecin lui prescrit de la strychnine. Son épouse Joséphine lui administre toute la quantité en une seule fois, avec pour conséquence un empoisonnement dont l'issue a failli être fatale. Pendant deux ans, il est forcé de s'éloigner des scènes. Mertz, qui fut un des plus brillants représentants de l'école viennoise de guitare au début du XIXème siècle, mit cette période à profit pour composer ses Bardenklänge opus 13. Cet ensemble de pièces lui fut inspiré par la lecture des poèmes du barde gaélique Ossian, lequel aurait vécu au IIIème siècle. En réalité, Ossian n'a jamais existé et ces textes, qui enflammèrent toute l'Europe romantique et inspirèrent plus d'un peintre ou musicien, étaient l'oeuvre d'un aimable écossais, James MacPherson, qui vécut durant la seconde moitié du XVIIIème siècle. Terminé en 1842, le recueil des Bardenklänge de Mertz comporte vingt-cinq pièces pour guitare.
Lorsqu'il peut enfin reprendre ses activités, la révolution hongroise de mars 1848 avait éloigné une bonne partie des élèves et du public, ce qui complique la situation financière et artistique du couple.
Mais les circonstances s'améliorent et les activités reprennent, Mertz et sa femme joueront pour de nobles parterres et même pour la famille impériale à Salzbourg en 1855.
Á partir de 1855, la santé de Mertz décline. Comme Chopin, Mertz est atteint de la tuberculose. Une cure près du Danube pendant l'été 1856 n'améliore guère son état. Joséphine évoque dans ses souvenirs un concert que le guitariste aurait eu peine à conclure son récital. Arrivé à Vienne, le médecin décèle un durcissement du foie, probablement consécutif à son empoisonnement de 1846, et des problèmes cardiaques en plus de sa tuberculose. Son agonie durera un mois et Caspar Joseph Mertz mourra le 14 octobre 1856.
Cette année-là, le diplomate russe Nikolaj Petrovic Makaroff, guitariste amateur, organise à Bruxelles un concours. Ce concours comporte une section composition, Napoléon Coste y participe avec sa "Grande Sérénade opus 30", mais, le 10 octobre 1846, c'est le "Concertino per la Chitarra sola" de Mertz qui est primé. La nouvelle de cette victoire ne parvient à Joséphine que deux jours après le décès de son mari.
Johann Kaspar Mertz (1806-1856) Valse en sol majeur
Johann Kaspar Mertz (1806-1856) Polacca opus 5
Johann Kaspar Mertz (1806-1856) Ländler opus 9 n°1
Johann Kaspar Mertz (1806-1856) Ländler opus 9 n°4
Johann Kaspar Mertz (1806-1856) Ländler opus 12 n°1
Johann Kaspar Mertz (1806-1856) Ländler opus 12 n°6
Johann Kaspar Mertz (1806-1856) Capriccio opus 13 n°3
Oeuvres pour guitare seule de Johann Kaspar Mertz :
Op. 8 : Opern Revue, Il Trovatore de G. Verdi
Op. 8 : Opern Revue, La Norma de V. Bellini
Op. 8 : Opern Revue, Lucia di Lammermoor de G. Donizetti
Op. 8 : Opern Revue, The Barber of Seville de G. Rossini
Op. 13 : 1, An Malvina
Op. 13 : 1, Romanze
Op. 13 : 2, Abendlied
Op. 13 : 2, Elfenreigen
Op. 13 : 2, Unruhe
Op. 13 : 3, An die Entfernte
Op. 13 : 3, Capriccio
Op. 13 : 3, Etude
Op. 13 : 4, Gondoliera
Op. 13 : 4, Liebeslied
Op. 13 : 5, Fingals- Höhle
Op. 13 : 5, Gebeth
Op. 13 : 6, Tarantelle
Op. 13 : 7, Variations Mignonnes
Op. 13 : 8, Kindermärchen
Op. 13 : 9, Rondino
Op. 13 : 10, Romanze
Op. 13 : 10, Scherzo
Op. 13 : 10, Sehnsucht
Op. 13 : 11, Lied ohne Worte
Op. 13 : 11, Mazurka
Op. 13 : 12, Polonaises Favorites Nos. 1-4
Op. 13 : 13, Polonaises Favorites Nos. 5-7
Op. 13 : 14, Romanze
Op. 13 : 15, Walzer in Ländlerstyl.
Op. 65 : 1, Fantaisie Hongroise
Op. 65 : 2, Fantasie Originale
Op. 65 : 3, Le Gondolier
Wow : 5 Waltzes
Wow : Caprice sur un thème favori de C. M. de Weber, Opus 50
Wow : Concertino per la Chitarra sola
Wow : Elegie (Introduction from Muzyka Gitarista)
Wow : Elegie für die Guitare
Wow : Fantaisie Originale
Wow : Fantasie über Webers letzten Gedanken pour la guitare seule
Wow : Harmonie du Soir
Wow : Introduction et Rondo Brillant opus 11
Wow : La Rimembranza
Wow : Le Carneval de Venice opus 6
Wow : Le Romantique
Wow : Les Adieux
Wow : Orgelfuge von Albrechtsberger
Wow : Pensée Fugitive
Wow : Pianto dell ‘Amante
Wow : Praeludium in D dur
Wow : Souvenir de Choulhoff