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Conseils pratiques pour guitaristes classiques

A. Bosse, 1625Accorder son instrument :
On peut utiliser un diapason, un accordeur électronique ou la tonalité du téléphone qui correspond exactement au La (440 Hertz).
L'accord se fait toujours en tendant la corde (du grave vers l'aigu).
Accordez votre guitare grâce à la page du luthier Amalio Burguet.


Changement de cordes :
Il est conseillé de changer ses six cordes par paires en conservant une tension égale entre grave et aigu pour ne pas modifier l'équilibre du manche. Par exemple changez les cordes 6 et 1 puis 5 et 2 puis 3 et 4.

Entretien de l'instrument :
Il est conseillé d'essuyer ses cordes après avoir joué afin d'éviter que la transpiration des doigts n'oxyde les cordes en métal.
Évitez d'exposer l'instrument à un excès de chaleur, d'humidité ou de sécheresse.
Quand vous laissez votre guitare au repos plus d'une semaine, détendez les cordes d'un ton ou deux.


Humidité
L’atelier de Ramirez a un degré d’humidité de 55%. Au dessous de ce degré – Attention – DANGER. Il y a des artefacts visant le maintien du degré d’humidité pendant l’été : c’est un tuyau en gomme perforé, avec une éponge dedans, celle-ci est imbibée en eau, pas en excès pour qu’elle ne tombe pas dans la guitare. Ces artefacts sont très efficaces, puisque en été j’ai parcouru à peu prés 600 km en auto, avec un enregistreur d’humidité dans l’étui de la guitare et j’ai constaté que quoique la température soit montée quelques fois jusqu'à 29º C, l’humidité descendait à peine aux 50%.
Salutations cordiales.
José-Luis Rojo


La lumière des cordes
“Einstein démontra que Newton s’était trompé ; Hawking démontra que Einstein s’était trompé, plût au ciel Hawking se soit trompé, parce que si les trous noirs ne sont pas si noirs, alors l’Univers n'a pas eu de commencement, ce que nous conduirait au paradoxe de l’existence du Créateur.»

Le temps est arrivé, je crois, que quelqu’un puisse construire une guitare qui s'accorde parfaitement; on doit y croire, bien qu’on continue défaillant. Moi-même, je l’ai proposé en tant que mémoire de graduation en Génie ou Physique. La méthode serait de faire une escale en acier, parfaitement droite, sans frettes et avec le sillet et le chevalet pouvant s’ajuster et une frette glissante connectée à un Pied à Coulisse digital; si chacune des cordes est connectée à un mesureur de fréquences et à un accordeur électronique on pourrait déplacer la frette glissante jusqu’à la position où elle donne la note juste de chaque demi-ton en appuyant la corde. Cette position serait enregistrée par le Pied à Coulisse. Evidemment, l’enregistrement serait fonction du « tirant» (longueur vibrante de la corde – mesurée entre sillet et chevalet) et de la lumière de la corde (distance libre entre le bord inférieur de la corde et le bord de la frette) et si l’inclination du sillet et du chevalet sont constantes et produisent une « lumière » montante de la première à la sixième corde, les frettes deviendraient des lignes droites peu obliques et légèrement en arrière vis-a-vis de la position traditionnelle (plus en arrière et obliques aux points de plus lumière; la seule manière d’éviter des frettes non obliques serait d’avoir toutes les cordes avec la même lumière). Le retard et le penchant mentionnés seraient de plus en plus petits vers le sillet et de plus en plus grands vers le chevalet; ils ne seraient pas aperçus à l’œil, ils n’éloigneraient pas l’instrument du modèle classique et l’accord serait parfait dès que la longueur vibrante et la lumière seraient constantes, ce que serait plus fonction de l’habilité du luthier et de la qualité du bois et non du climat, du temps et de la chance.

L’objectif serait de bâtir des tables avec diverses longueurs vibrantes (tiros) et lumières, et de les publier pour l’usage des luthiers.

La question est très controversée au niveau mondial; maintenant, tous les luthiers savent que la méthode Schladni, en usage il y a plus de 200 ans, n’est pas correcte et sa compensation dès le chevalet est incorrecte aussi. De nombreux luthiers placent déjà les frettes en arrière et beaucoup d’autres luthiers commencent à les incliner.

Avec tout le respect je recommande ceci aux luthiers: il faut construire et finir l’instrument «sans frettes», placez les cordes, accordez et attendez quelque temps; avec une frette glissante trouvez et mesurez, le plus exactement possible, du chevalet au sillet, les octaves de la première et de la sixième corde accordeés (oct 1 et oct 6), mesurez exactement la longueur vibrante de ces deux cordes accordeés (t1 et t6).

La marque, à la partie supérieure du diapason destinée à la frette n, mesurée dès le sillet, s’obtient comme suit:

MSn: t6 x [1 – (oct6/t6) élevé à (n/12)]
Et la marque, à la partie inférieure du diapason destinée à la frette n mesuré dès le sillet s’obtient :
MIn: t1 x [1- (oct1/t1) élevé à (n/12)].
On finit en ralliant avec une ligne droite les marques supérieures et inférieures pour chacune des frettes et sur la ligne droite on met la frette.
Je vous assure que la méthode pour mettre les frettes sur les instruments à cordes perfectionne remarquablement l’exactitude tout au long du diapason.

Francisco Bevilacqua
Ingénieur Civil Chimique
Novembre 2003


La guitare parfaite pour le client
Lorsque le luthier met les frettes et le chevalet avec la compensation en function de la longueur vibrante, en mettant les cordes et en les accordant, des variations peuvent avoir lieu, ce qui impose le déplacement du chevalet visant à améliorer les octaves à la frette 12. Le chevalet définitif, il n’est parfois le plus commode pour le client et il est décisif pour l’accord.

Avec ma méthode, le luthier peut maintenir sa compensation, mais il achève la guitare sans mettre les frettes. Il met alors le chevalet le plus aisé et les cordes les plus agréables au client, il accorde et il attend jusqu’à ce que l’accord reste stable, moment où on obtient le stade stationnaire du diapason relativement à la tension des cordes.

Ensuite, avec une frette mobile, de celles plaisant au client, il marque la position exacte de la frette 12, de façon à obtenir, en appuyant sur la corde, l’octave parfaite; alors il met la frette 12 ; si la compensation du luthier est correcte la frette 12 restera très peu oblique.

Maintenant la guitare n’a que la frette 12 placée et tout va bien; accord exact et commodité. Ensuite avec un pied à coulisse de 700 mm appuyé entre la cheville et le chevalet, sur la ligne de la corde accordée, on mesure exactement la longueur vibrante de la première et de la sixième cordes (L1 et L6).
Appuyant maintenant le calibre entre l’ivoire et le milieu de la frette 12, et sur la ligne de la corde accordée, on mesure la longueur vibrante exacte des octaves de la première et de la sixième cordes (O1 et O6).
Introduisant ces valeurs dans mon programme, on obtient les marques justes des frettes de la première et de la sixième cordes, mesurées dès la cheville, et on met finalement les frettes sur les lignes droites reliant ces paires de marques.

Tn = L*(1-(O/L) elévé à (n/12))

Dès le premier jour la guitare sera si exacte et si commode qu'elle sera celle dont le client a toujours rêvé.

«Je choisi la tension la plus basse sur les cordes parce qu’on réussit le meilleur «vibrato». On perd un peu de volume mais chaque note pourra devenir plus musicale. J’aime les guitares faciles à jouer. Je dis aux luthiers que la meilleure façon de bâtir une guitare bien sonnante c'est de la faire facile à jouer, pour que les guitaristes puissent mieux jouer.»
David Russel

Manuel Barrueco a deux guitares impressionnantes, une allemande de Mathias Dammann et une américaine de Robert Truck, voici ses paroles : «La Dammann est très puissante, mais la Ruck est plus exacte, alors j’enregistre avec la Ruck et en concert je joue avec la Dammann»

Ça démontre clairement que, même entre les instruments les plus chers, l’important c’est la sensibilité, l’accord et la commodité, et que les grands dieux de la guitare, tels que Barrueco et Russel ne sont pas en silence.

Francisco Bevilacqua
Ingénieur Civil Chimique
Janvier 2004

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